Je sais où trouver la paix


2002

acrylique sur toile montée sur bois/

Acrylic painting on canvas


120 x 120cm

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Quand tout s’écroule, que le vacarme m’épouvante et qu’une cendre grise tapisse mon ventre, inutile de fuir!

Je serai présente au moindre souffle qui ramènera la couleur, l’humidité, la rosée. La baleine bleue ne se nourrit-elle pas d’organismes microscopiques?

B.P.

Mandalas, oeuvres de Blanche Paquette,

textes de Jean-François Malherbe

Éd. Fides, 2006 120pages

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Les quatre portraits bleutés, qui figurent chacun dans l’un des coins de ce mandala carré, dépeignent finement quatre états d’âme différents d’une même femme délicate aux épaules nues se détachant sur le fond d’une tapisserie bleue elle aussi.


Si l’on considère ces quatre portraits dans l’ordre horloger en commençant à « midi », un « détail » frappe au premier coup d’œil : d’un portrait à l’autre, cette femme aux traits fins et élégants se trouve en présence de différents « êtres » : le néant ou le rien, un papillon aérien, un colibri multicolore et un chaton blanc, successivement.


Mais une observation plus attentive fait également apparaître que, d’un portrait à l’autre, elle change d’attitude et son regard se transforme.


Dans un premier temps, elle se tient dans une attitude de fermeture : les poignets croisés, les mains sur les épaules, les yeux sont clos et les lèvres serrées. Comme une huître agressée, elle est hermétiquement close.


Ensuite, un papillon doré s’étant posé sur sa main gauche couvrant son épaule droite, la femme entrouvre doucement les yeux et desserre les lèvres et, tout en s’étonnant de la présence du papillon, soulève délicatement la main pour le porter sous ses yeux intrigués. Ces deux premiers portraits se détachent sur fond d’une tapisserie en camaïeu bleu dont les motifs foncés et très serrés dans le premier coin, ont tendance à s’espacer dans le second, laissant l’impression d’une oppression qui s’allège. La femme semble s’étonner qu’il existe autre chose que ses soucis personnels, que sa propre préoccupation intérieure.


Cette impression de délestage se confirme dans le troisième portrait - dont l’arrière-fond est encore allégé – et surtout dans le dernier où il devient presque aérien.


Dans le troisième portrait, le papillon doré a cédé la place à un joli petit colibri qui, sans se poser, regarde la femme le regarder. Celle-ci a séparés ses poignets et son regard croise celui du minuscule oiseau multicolore. Ses mains ont quitté ses épaules. La droite s’est ouverte comme pour protéger l’oiseau. Les yeux sont attentifs et les lèvres plus intenses. La femme semble réellement présente au chatoiement du monde extérieur qui la sollicite.


Dans le quatrième portrait, elle forme de ses mains une coupe généreuse qui accueille un chaton - de coudrier ou de saule -, ses yeux sont méditatifs, mi-clos mais intensément présents, ses lèvres souples et sans tension. La femme a repris sa méditation et, loin de ressasser ses subtils sentiments intérieurs, elle s’est disposée au plein accueil en son intériorité la plus intime de la semence de l’Univers.


Celle qui tentait de se protéger de la violence extérieure a cédé la place à l’artisane de la plus sereine paix intérieure.


C’est le temps de la méditation, le temps où l’être se laisse devenir…


Jean-François Malherbe

Extrait tiré du livre «Mandalas», oeuvres de Blanche Paquette,

textes de Jean-François Malherbe

Éd. Fides, 2006 120pages

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